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Mon affixe d’origine, celui créé à la
Fife en 1985, était « des Burgondes » qui était un double clin d’œil à
ma région de résidence, la Bourgogne, et aux chats des forêts
norvégiennes que j’élevais (avec les chartreux).
Pour la petite minute culturelle, les
Burgondes étaient un peuple venu au Ve siècle du sud de la
Scandinavie. Ils s’étaient installés dans le centre-est de la France, en
Burgondie, esquisse de la Bourgogne actuelle.
En 1999, dans mon ancien village, j’ai
eu de gros soucis de voisinage à cause de mon petit élevage de chats.
Une histoire tellement sordide que, par dérision, certains de mes amis
et proches, s’amusaient à nommer mes chats « le gang ». Je trouvais ça
très drôle et je décidais d’en faire le nouveau nom de mon élevage de
chartreux et de norvégiens : le Gang des Burgondes !
Nouvel affixe qui fit des émules car de
nouveaux élevages par la suite utilisèrent le mot gang dans leur affixe
(j’aurais du déposer un copyright LOL)
Ma
première femelle chartreux, Vicky de Path, je l’ai achetée en 1984 dans
un petit élevage dans les environs de Beaune. Pourquoi cet élevage ?
Bien parce qu’il y avait bien moins d’élevages de chartreux à cette
époque et que ce ne n’était pas très loin de Quetigny (banlieue
Dijonnaise) où je résidais.
Le
choix de l’élevage de mon premier norvégien a été beaucoup plus mûri et
réfléchi et je fus bien aidée par l’article sur le norvégien paru dans
le fameux « Nos Chats » où étaient cités, avec photos, quelques
éleveurs : Mme Briole, chatterie de l’Aulnet (seule en France à
l’époque), Mme Filippi, chatterie de la Pendjari en Belgique et Mme
Leleithner en Allemagne.
And
the winner was… Asbjörn de la Pendjari, un superbe mâle brown tabby et
blanc !

Le chartreux,
incontestablement pour sa belle fourrure d’un beau gris bleuté
contrastée par l’or lumineux de ses yeux.
Pour moi, depuis mon
enfance, le chartreux évoquait le chat de race par excellence puisque le
Général de Gaulle (je vivais en Haute-Marne, à Chaumont, non loin de
Colombey-les-deux-églises) avait un chartreux. Un fort symbole lorsque
l’on est gamin !
Le norvégien, c’est une
toute autre histoire, l’histoire d’un grand frisson lorsque, par hasard,
j’ai découvert sur la page de couverture de « Nos Chats » (l’ancêtre
d’Atout Chat) un superbe norvégien brown tabby et blanc sur fond de
sous-bois : un wild look d’enfer, c’était Troll av Trollsfjord. Et c’est
devenu une évidence que le norvégien serait ma seconde race !
Depuis mon enfance j’ai toujours vécu
avec des chats - chats de gouttière, bien sûr -et, lorsque j’ai quitté
le cocon familial pour vivre ma vie, j’ai très vite adopté un compagnon
félin à la S.P.A. du coin, un très joli chaton à poils mi-longs que je
nommais « Léon ».
Je ne le savais pas encore, Léon,
allait devenir, indirectement, le fil conducteur vers l’élevage félin.
Dans le tout début des années 80, il y
eu une première expo féline à Dijon, monde du chat de race que je ne
connaissais pas du tout, et, par curiosité, je ne manquais de m’y rendre
en visiteuse…. Et je n’aurais jamais dû !
Après avoir été de cage en cage,
d’émerveillement en émerveillement, pour une béotienne que j’étais tous
ces chats étaient plus beaux les uns que les autres (juste un bémol pour
les persans…), je suis passée par la case « accueil » du club pour
glaner quelles infos… et, à la question « peut-on exposer son chat de
gouttière ? », l’année suivante je me retrouvais à la première expo de
Baltard avec Léon !
Léon qui avait été décrété type MCO
(sic !) et jugé comme tel ! Et voilà comment le virus de l’élevage vous
gagne !
Si
l’ultime objectif de l’élevage est la sélection, il importe pour moi
avant tout d’apporter du bien-être à mes chats, de toujours approfondir
mes connaissances en félinotechnie et en génétique (cette dernière est
ma cup of tea !) et surtout de me faire plaisir !
Question difficile car avec presque 25 ans d’élevage, il est évident
qu’il y a eu plusieurs chats avec qui je fus particulièrement
fusionnelle comme mon Asbjörn de la Pendjari, mon premier norvégien,
dont le décès accidentel m’a laissée dans une profonde tristesse.
Asbjorn, grand champion international FIFe, a fait brillante
carrière en exposition , notamment à
Montbrison le 23 et 24 mai 1987 où il faisait best of best
, détrônant le célèbre birman,Sheridan
Puis
Fidelio des Burgondes, norvégien noir et blanc (mort à 16 ans et qui
appartenait à Gabrielle Duhamel)
devenu champion d’Europe FIFe

et
a été photographié à côté de Patrick Bruel.
Mais aussi Nilsen de
Mandalipur, un norvégien silver roux et blanc (il est sur certaine boîte
métallique d’une grande marque de croquettes), qui avait la particularité,
assis sur son arrière-train de faire des moulinets avec ses pattes avant
dans le vide quand il voulait une caresse ou tout autre attention. Un
maladie rare lui a rongé le nez vers l’âge de 6 ans et a dû être
endormi.
Nilsen avait été élu meilleur
norvégien lors de la spéciale "Norvégiens" à Lapalisse en 1999 (expo
FIFe), il y avait 65 compétiteurs dans sa race.
Ce
jour, il est évident que la venue de Quando av Ljusdal, ambre spotted
tabby et blanc marque une nouvelle aventure dans ma longue vie
d’éleveur, puisque je fus la première éleveuse en France, à entreprendre
la sélection de la couleur ambre chez le norvégien.

du côté chartreux
,
actuellement j’ai 2 mâles chartreux issus de ma chatterie
qui sont ma fierté et l’aboutissement d’une vingtaine d’années de
sélection : Viking et et Boléro du Gang des Burgondes (appartenant à Odile
et André Durut). Tous deux grand Champion d’Europe ont un palmarès d’expos
impressionnant !

Je
faisais beaucoup plus d’expos dans mes débuts que je n’en fais
maintenant, en moyenne entre 3 à 4 par an, un peu par lassitude et parce
que j’aime de moins en moins conduire mais aussi parce que j’ai aussi
une autre passion : les lévriers de course !

Et
aussi la pub !
En 1991, Ecaille d'Argent de
Mandalipur, a été sélectionnée suite à un casting, pour réaliser
un spot publicitaire télévisé pour FIDO.
C'était une fille de Fersen
Silver de Mandalipur et Christin de la Pendjari, qui , elle aussi était
une bête de pub, puisque c'était la célèbre "Melle de Pompadour, chargée
du bon goût" pour FIDO.
Ecaille d'Argent avait pour l'occasion un gros nœud papillon jaune car
elle invitait des potes chats pour une soirée cocktail FIDO
Ecaille était partie quelques jours en stage chez Michel Flaesche dans
la vallée de la Chevreuse, célèbre animalier de cinéma mais aussi
maintenant éleveur de norvégiens.
voir la vidéo de la pub FIDO
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